Jeudi 5 mars 2009
Il n'est pas ici question de détailler l'histoire de la cravate. D'aucuns diraient que le mot est une déformation du mot croate, de la nationalité des soldats qui l'auraient introduit à la
cour de Louis XIII.
Il n'est pas non plus question de faire ici le détail de tous les noeuds, ou comment faire un noeud simple, double simple, windsor, Pratt et autres. Pour trouver toutes les explications, animations et jolis dessins, des sites sont à votre disposition. Par exemple, celui-ci, ou celui-là.
J'aimerais pourtant vous raconter l'histoire que mon papa racontait et qui m'a servi à faire mes premiers noeuds. Il s'est avéré par la suite que ce fut un demi-Windsor, a priori. Un serpent se promène dans la campagne et croise malencontrueusement une mangouste, chacun sait que les mangoustes chassent les serpents à lunettes. Reprenons : un serpent est en campagne et croise une mangouste. Heureusement pour lui, la mangouste ne l'a pas vu et le serpent se trouve à côté d'un puit (ne me demandez pas ce qu'il fait là...). Il fait le tour du puit pour se cacher, et file dans le puit (pour mieux se cacher), il poireaute en attendant dans le puit en faisant des ronds dans l'eau (un tour, en sens inverse), ressort la tête pour vérifier que la mangouste est partie. Elle est là, du coup il se recache.
Sachez simplement pour le noeud que plus le col est serré, plus le col doit être fin et que si la cravate est épaisse, on peut éviter de faire un noeud large : il faut donc éviter des Windsor avec une cravate large et un col serré) ou un "petit noeud" avec une cravate fine et/ou un col italien (ceux avec les pelles à tarte).
Quelques règles de base s'imposent toutefois.
La première d'entre elles ? La taille !
Une cravate n'est ni un bavoir, ni un cache-sexe. La pointe de la cravate arrive au niveau de la ceinture, donc ni au nombril, ni à l'entrejambe. Mieux vaut certainement perdre une minute pour refaire le noeud que survivre une journée avec une cravate disproportionnée (comme dit mon grand père, "un homme disproportionné est un petit homme au grand sexe ou l'inverse"). J'avoue ne pas avoir de solutions pour les quinquagénaires bedonnants.
La deuxième, que l'on acquiert (aussi) par expérience : on dénoue sa cravate une fois la cravate enlevée. On ne doit pas craindre de faire son noeud à chaque fois, au risque de froisser ce fragile petit accessoire.
Le troisième, capital lui aussi (Romain si tu me lis...) : on ne met pas de cravate à grosses rayures sur une chemise ou un costume à grosse rayures ! On peut remplacer le mot rayures par poids, motifs, carreaux ou autre. On peut déterminer au cas par cas.
Enfin pour la couleur, je fais appel à votre bon goût pour éviter que l'ensemble ne ressemble à un plaid Pierre Frey. Pour ma part, je vais éviter de créer une cravate à base de ma future ex-tapisserie.
Il n'est pas non plus question de faire ici le détail de tous les noeuds, ou comment faire un noeud simple, double simple, windsor, Pratt et autres. Pour trouver toutes les explications, animations et jolis dessins, des sites sont à votre disposition. Par exemple, celui-ci, ou celui-là.
J'aimerais pourtant vous raconter l'histoire que mon papa racontait et qui m'a servi à faire mes premiers noeuds. Il s'est avéré par la suite que ce fut un demi-Windsor, a priori. Un serpent se promène dans la campagne et croise malencontrueusement une mangouste, chacun sait que les mangoustes chassent les serpents à lunettes. Reprenons : un serpent est en campagne et croise une mangouste. Heureusement pour lui, la mangouste ne l'a pas vu et le serpent se trouve à côté d'un puit (ne me demandez pas ce qu'il fait là...). Il fait le tour du puit pour se cacher, et file dans le puit (pour mieux se cacher), il poireaute en attendant dans le puit en faisant des ronds dans l'eau (un tour, en sens inverse), ressort la tête pour vérifier que la mangouste est partie. Elle est là, du coup il se recache.
Sachez simplement pour le noeud que plus le col est serré, plus le col doit être fin et que si la cravate est épaisse, on peut éviter de faire un noeud large : il faut donc éviter des Windsor avec une cravate large et un col serré) ou un "petit noeud" avec une cravate fine et/ou un col italien (ceux avec les pelles à tarte).
Quelques règles de base s'imposent toutefois.
La première d'entre elles ? La taille !
Une cravate n'est ni un bavoir, ni un cache-sexe. La pointe de la cravate arrive au niveau de la ceinture, donc ni au nombril, ni à l'entrejambe. Mieux vaut certainement perdre une minute pour refaire le noeud que survivre une journée avec une cravate disproportionnée (comme dit mon grand père, "un homme disproportionné est un petit homme au grand sexe ou l'inverse"). J'avoue ne pas avoir de solutions pour les quinquagénaires bedonnants.
La deuxième, que l'on acquiert (aussi) par expérience : on dénoue sa cravate une fois la cravate enlevée. On ne doit pas craindre de faire son noeud à chaque fois, au risque de froisser ce fragile petit accessoire.
Le troisième, capital lui aussi (Romain si tu me lis...) : on ne met pas de cravate à grosses rayures sur une chemise ou un costume à grosse rayures ! On peut remplacer le mot rayures par poids, motifs, carreaux ou autre. On peut déterminer au cas par cas.
Enfin pour la couleur, je fais appel à votre bon goût pour éviter que l'ensemble ne ressemble à un plaid Pierre Frey. Pour ma part, je vais éviter de créer une cravate à base de ma future ex-tapisserie.