Le week-end de désintégration est fini, me voici de retour à Paris. Et malgré tout ce que les (très) mauvaises langues ont pu dire avant, ce fut une réussite !
Certes nous devions être approximativement 280. Nous sommes partis de Paris en bus, nous étions 106. Une cinquantaine ayant prévenu le matin même qu'il ne viendrait pas, une cinquantaine arrivant sur place le lendemain, et une dernière cinquantaine n'ayant même pas pris la peine de prévenir.
Pourquoi ? Mis à part le fait d'être égoiste, ils se sont dit que ce voyage ne leur avait coute que 15 euros. Pourquoi alors partir se geler en Ardèche (chose sure à 100% puisqu'il y avait 15 centimètres de neige à Paris) et ne pas profiter d'un bon week-end bien cool au lieu de se faire chier, après 10 heures de bus??? Sauf que les subventions qui étaient attribuées n'auraient pas été les mêmes s'il n'y avait eu que 150 personnes de programmées : de l'argent jeté par les fenêtres...
Au moins, sur place, on a bien pu prendre nos aises. Forcément : deux fois trop de places dans les bungalows, deux fois trop de vélos, de bouffe, et d'alcool, avec en prime du soleil. Vous imaginez à quel point ça a été dur pour nous !!
Après 3 jours de fêtes, de soirées, de bonne humeur, de vélo, de sauna, de bouffe, de stepdance, de karaoké, de spectacles et entre temps un peu de sommeil, après un retour en voiture sous la neige avec Florence, on se dit que ceux qui ont passé le pire week-end ne sont pas forcément ceux qui ont pris le risque de quitter Paris sous la neige...
Par julien Bianciotto
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Et malgré ce que tu pensais, je ne t'ai pas oubliée...
Par julien Bianciotto
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Vous connaissez tous certainement cette chanson de Daniel Guichard, Mon vieux. Pour ceux qui ne la connaitrait pas, si vous voulez les paroles vous pouvez les trouver là : http://www.paroles.net/chansons/18650.htm. Chanson reprise par les Enfoirés en 2001. Je ne sais pas pour vous, mais elle me touche beaucoup.
Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.
J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.
Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.
Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...
Il y a là les derniers couplets. Bon, j'avoue, elle est larmoyante et tout ce qui va avec. Même si mon père est encore vivant (pour encore assez longtemps j'espère...), je n'aimerais pas me trouver dans quelques décennies dans cette situation... J'a beau avoir plus de quinze ans (presque 23, et oui, je suis un grand garçon), j'ai toujiours pas le coeur assez grand pour voir ça. Et ça fait tellement longtemps que j'ai goûté à l'indépendance pour ne pas en profiter totalement. Vous voyez ce que je veux dire ?
Bref, une de mes grandes contradictions existentielles.
Par julien Bianciotto
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Aujourd'hui est le grand jour que nous attendons tous très impatiemment, l'un des derniers évènements rassemblant toute notre promotion (250 élèves sur 500, c'est déjà assez satisfaisant), le WED, D pour desintégration, la scolarité commence par un Week-end d'Intégration, il est bien normal qu'elle se finisse par un week-end de désintégration. A mon avis, la désintégration sera belle et bien présente, si vous voyez ce que je veux dire...
Encore faut-il qu'on puisse quitter Palaiseau. Les chauffeurs de bus ont prévu les chaînes. Avec les quelques centimètres de neige qui recouvrent l'école, c'est un miracle si on part à l'heure. Encore faut-il partir...
Le pire, c'est que je fais partie de l'organisation de ce voyage (enfin, vu le travail effectué, je vais me rattraper ce week-end). J'ai dû prendre cette décision un jour de bonne humeur. Comment ai-je pu vouloir m'investir dans une activité de cohésion alors que mon plus grand souhait, mon désir, c'est cette inénarrable envie de partir de Palaiseau, et de quitter enfin cette vie de campus. Certes il y a beaucoup de gens que j'apprécie, mais au bout de deux ans, c'est étouffant.
Mais à plusieurs centaines de kilomètres d'ici, je compte bien retrouver une bonne humeur extraordinaire et retrouver mon sourire "Colgate".
Vivement début avril...
Par julien Bianciotto
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Partons déjà d'une constatation purement objective : la neige, c'est froid et c'est mouillé. De là à imaginer que je n'aime pas passer des vacances d'hiver à la montagne, il n'y a qu'un pas... Surtout la neige, en plein mois de mars, c'est un peu trop dur pour moi.
Premièrement, pour avoir attendu dans la rue 20 minutes sous la neige, je me rappelle encore ces petits flocons insinueux d'infiltrant à travers mon pull. Brrrr... Aussi insupportable que la pluie, sauf que cette dernière ne se transforme pas magiquement en boue quand on marche dessus.
Ensuite, les marches de Lozère (je tiens à préciser que la photo précedente n'en est pas une de ces marches, mais elle s'en rapproche étrangement) : Il faut déjà arriver à descendre sans glisser les quelques 300 marches et la petite descente qui relie l'école à la station de RER (mission accomplie, et dans les temps). Mais après le trajet de retour, certes la vue de ces marches, sous la neige, est quelque peu féérique, mais c'est encore moins agréable qu'à l'accoutumée. Vivement que je quitte ce plateau du Moulon.
Enfin, et c'est certainement le plus problématique, la neige a failli faire tomber à l'eau le week-end de départ, qui se déroulera de jeudi à dimanche en Ardèche. Après les désistements en série, on a appris qu'à cause de la neige et du froid, il n'y avait pas d'eau dans les bungalows. Pas de douche pendant 4 jours ? Mais le pessimisme n'est plus de rigueur, la piscine sera chauffée, il fera à peu près 10°C (un exploit), le sauna et le hammam fonctionneront et nous allons tous passer un week-end de folie. Compte-rendu lundi soir !
Par julien Bianciotto
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